Regards sur

Elles ont trouvé leur place au cœur du mareyage en Pays de la Loire


Un métier de terrain, vivant et concret

Dans toutes les entreprises de mareyage de la région, les journées commencent très tôt. Au sein de la criée de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, un maillon essentiel de la filière pêche s’active dès l’aube : le mareyage. Encore méconnu, ce secteur offre pourtant de réelles opportunités, y compris – et de plus en plus – pour les femmes.

À travers les témoignages de Soizic, responsable d’atelier, et Nathalie, responsable du laboratoire de transformation, découvrez un univers exigeant, dynamique… et profondément humain.

Nathalie débute à 5 heures du matin. Son rôle : organiser la transformation des produits, coordonner les équipes, veiller à la qualité. De son côté, Soizic supervise l’atelier, les expéditions, manage son équipe. Les journées fluctuent selon les arrivages, les saisons, l’activité. Ici, aucune routine figée : le rythme suit celui de la mer.

Le mareyage, c’est le lien entre le pêcheur et le client. Réception, tri, préparation, transformation, expédition : chaque geste compte. La qualité du produit dépend de la rigueur et du savoir-faire des équipes.

Des parcours différents, une même évidence

Soizic travaille dans l’entreprise familiale depuis quatre ans. Issue d’un environnement déjà ancré dans la filière pêche, elle a su trouver naturellement sa place dans ce maillon stratégique.

Nathalie, elle, vient de la restauration. Il y a neuf ans, elle a saisi une opportunité dans le mareyage. Une reconversion réussie, preuve que ces métiers sont accessibles à celles qui sont curieuses et prêtes à apprendre.

Toutes deux le confirment : il n’y a pas un profil type pour travailler en halle à marée. Motivation, professionnalisme, fiabilité et envie d’évoluer sont les véritables clés d’entrée.

Un esprit d’équipe… presque familial

Ce qui frappe dans leurs témoignages, c’est l’importance du collectif.

Soizic parle d’un véritable « esprit de famille » : les équipes partagent bien plus que le travail, elles fêtent ensemble les anniversaires et les temps forts de l’année. Nathalie évoque un travail complémentaire où chacun a sa place.

Dans un environnement parfois perçu comme exigeant – travail au froid, rythme soutenu, horaires matinaux (hors week-end et jours fériés) – la solidarité est essentielle. Et elle est bien réelle.

Quelle place pour les femmes ?

Dans leur entreprise de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, les femmes occupent des postes à responsabilité : les compétences priment sur le genre.

Toutes deux sont formelles : il n’y a pas de différence homme/femme dans l’organisation du travail. Si certains métiers de la filière pêche ont longtemps été perçus comme masculins, la réalité du terrain évolue. Aujourd’hui, chacune peut y trouver sa place et évoluer.

Et l’une des plus grandes fiertés de Soizic ? Avoir su concilier vie de famille et responsabilités professionnelles. Une preuve supplémentaire que ces métiers sont compatibles avec des parcours de vie variés.

Bien sûr, le métier demande du courage et de l’engagement. Travailler dans le froid, s’adapter aux horaires, répondre aux exigences de qualité… Mais pour celles qui aiment le concret, l’action et le travail collectif, c’est un environnement stimulant et valorisant.

Le conseil de nos deux professionnelles est clair : « Osez. Soyez curieuses ! »

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